mercredi 21 mai 2008

L'herbe est elle plus verte ailleurs?

Pour ma rubrique, j’ai voulu poser quelques questions à des étudiants d’autres écoles d’Art et d’autres villes, pour voir les différences avec notre chère école.


La première école pour laquelle je consacre un petit article est Emile Cohl. Elle est située à Lyon. Cette école est un organisme privé. Elle prépare aux métiers de l'illustration, de la bande dessinée, de l'infographie - multimédia et du dessin animé.
Elle propose des stages payants (assez cher) et des cours du soir pour préparer à l’admission à l’école ou pour ceux qui souhaitent perfectionner leurs notions de dessin.

Voici le compte-rendu des réponses de Thomas Reteuna, étudiant de deuxième année :
Tout d’abord, l’école a apparemment une ambiance de « franche camaraderie », même si elle possède un caractère compétitif avec le classement des élèves pour chaque promo.
Les évaluations sont en contrôle continu.
L’école ne prévoit pas de budget pour les élèves « chacun son business pour les projets ». En revanche les élèves ont un accès ouvert à une salle de sculpture et modelage, à deux salles de projection équipées de PC de conférence, à des platines de diffusion pour projections en grand écran, d’ateliers d’infographie, d’un atelier d’animation avec banc-titre, multi-scanner, etc…
Pour ce qu’il s’agit des enseignants : « les profs sont quasi tous actifs dans le domaine, illustrateurs directeur artistiques dessin de presse etc… Ça ne fait pas forcément d'eux de bon prof non plus »
Et pour finir l’aperçu d’Emile Cohl, pour ce qui est de l’insertion dans le monde du travail : « L'école peut t'aider après ton diplôme et te proposer du travail. Il y a aussi des journées de recrutement pour les élèves en dernières années, des studios de jeux vidéo, des éditeurs, etc... qui viennent à l’école. »

Site Internet de l’école : http://www.cohl.fr/

Quelques dessins de Thomas R.







Aude Bottet.

Si jamais vous vouliez avoir d’autres informations précises sur des écoles, vous pouvez me les proposer. :)

Roselyne Bachelot en colère !!


Oui ami lecteur ! Roselyne est en colère ! Oui et elle a bien raison d’être en colère ! Car c’est la débandade alimentaire en France !! Et elle a le droit de se fâcher à ce sujet là, c’est la ministre de la Santé quand même !! Et pourquoi ce mécontentement ? Et bien d’abord parce qu’elle a dû récemment, avec ses amis ministres européens, repousser une attaque de poulets à la javel venue des Etats Unis. Grace à ce travail d’équipe et des études très poussée sur la chose, la France et l’Europe ont contré avec brio l’invasion des ”gallinacées stérilisées”.



Et voilà qu’elle apprend vendredi que Christine Lagarde, ministre de l’Economie, ouvrirait le marché français à la boisson énergisante très controversée ”RedBull”, et ça sans son assentiment. D’ailleurs, d’après le quotidien du médecin, Quotimed.com, il y aurait eu un bon petit clash entre nos deux ministres…Mais sache ami lecteur que les choses se terminent bien, car on a rassuré Roselyne. On lui a dit que l’on mettait des avertissements sur les cannettes.
Bin voilà, fallait pas s’énerver ! On a des avertissements !


Oui mais ça veux pas dire qu’il faudra manger n’importe quoi cet été !! Et je suis sûr de Roselyne sera d’accord avec moi à ce sujet (ainsi que vous mesdames et mesdemoiselles qui voulaient faire fureur sur les plages de Méditerranée et d’ailleurs).
Alors ami lecteur surveille bien ce que tu manges. Fuis les poulets à la javel qui te rongent les intestins ! Vide dans l’évier tes packs de RedBull ! (certes ça t’aurait permis de terminer tous tes boulots en retard demain soir, mais bon)
Rabat-toi sur des aliments plus sains, comme du kangourou, son coût va baisser, les australiens vont en abattre un peu plus pour lutter contre la surpopulation de ce brave marsupial. Et accompagne le kangourou avec des glands ! Bin oui des glands ! Les gaulois en mangeaient bien d’après le Figaro, et ils en sont pas morts…alors pourquoi pas toi ?

Car oui, je le dis : bien manger c’est savoir bien choisir ses produits. Alors comme nos ancêtres les gaulois, mangeons sainement, mangeons du kangourou et des glands.



Julien Montfalcon

mardi 20 mai 2008

MAP : les messagers de l'art parazite

Les trois messagers ont pour nom Maxime Pastourel, Guillaume Granjon et …tienne Montrobert. C'est en 2004 que le collectif se créait lors de leurs années de lycée à Honoré d'Urfé à Saint-Etienne. L'art "parazite", c'est l'envie de toucher les choses, la matière en essayant de trouver la limite entre art et design. Leurs différentes productions pourraient s'apparenter à une éco-conception car chez eux, tout est fait à partir de matériaux de récupération. Tout cela leur permet de produire des objets utilitaires et des toiles.

C'est entre illustrations et graff que les MAP, sans trop de sérieux, font évoluer leurs personnages dans un monde quelque peu loufoque, coloré et toujours dynamique. Leur arme favorite : la bombe, qui fait parcourir aux personnages très décalés les différents supports (plastique, bois, métal,...). C'est sous la forme d'une épidémie que leurs personnages viennent envahir leur quotidien. Ce sont des personnages drôles mais aux humeurs changeantes : tantôt Ènervés, tantôt joyeux, contestataires, apeurés, méchants, bÍtes ou doux, ceux-ci sont à l'image de leurs créateurs.

Les messagers viennent juste de clôturer leur dernière exposition qui avait lieu au palais de justice en collaboration avec le sculpteur stéphanois Didier Laforest. Ils préparent actuellement leur biennale off qui se tiendra au ninkasi lors de la durée de l'événement.

Alors ils vous attendent nombreux afin de vous contaminer vous aussi.

VIAL guillaume

En exclusivité Mr Vincent Baby.

Vincent Baby a été professeur d’histoire de l’art à l’ESAD de Saint Etienne durant l’année scolaire 2006 – 2007. Il a accepté de répondre à quelques questions sur son année passée à l’école et sur ses autres activités.


Vous avez passé une année aux beaux arts de Saint Etienne. A l'heure actuelle, l'administration et l'organisation de l'école sont au cœur des discussions puisqu'elles détermineront la réussite ou non du déménagement et de la restructuration de l'an prochain. Quel fut votre sentiment par rapport à cette école et à son administration?

Mes rapports avec « l’administration » ont été de 3 ordres :
- Parfaits avec les secrétariats et services techniques.
- Clairs, nets et précis avec la direction administrative.
- Très particuliers avec la « direction pédagogique » puisque j’ai été recruté par un directeur qui quittait ses fonctions le lendemain et n’ai eu de contact avec un nouveau directeur (par intérim si je ne m’abuse) qu’à la toute fin de l’année. Nos vues divergeaient assez sur l’essentiel pour qu’il n’ait pas été amené à prolonger mon contrat. Mon projet pour être bref était de ne pas faire disparaître l’enseignement de l’histoire de l’art mais bien au contraire de le renforcer et dans le même temps, en collaborant avec quelques profs, de créer des passerelles vers la littérature, la poésie et la philosophie. J’avais aussi proposé de créer des « ateliers de lecture/écriture » pour permettre aux étudiants de ne pas rompre avec ces deux pratiques tout en ne reproduisant pas le vieux schéma de la dissertation ou le nouveau –et à mon sens catastrophique exposé de « l’artiste » sur son « œuvre », celui qui fait dire à 95% des étudiants ce genre de choses : « Mon travail s’organise à partir de l’exploration du temps et de l’espace sur le mode opératoire du work in progress, dans un univers contextuel proche de celui initié par la pensée deleuzienne du rhizome. Ayant pris acte de la fatalité postmoderne qui fait que je ne peux plus me revendiquer ni dessinateur, ni graveur, ni peintre, ni même simplement photographe ou apprenti cinéaste je vous prie de bien vouloir trouver dans le galimatias de ma pratique dont je ne comprends pas moi-même ce qu’elle peut bien vouloir signifier (et pour cause) un joyeux mélange de tout cela avec quelques mots bien jargonneux pour lier la sauce … etc.

Quels seraient à votre avis les points positifs et négatifs (s'il il y en a eu) a dégager de cette expérience?

Sans démagogie aucune, j’ai rencontré des gens (profs et étudiants) intéressants et attachants (j’ai bien aimé aussi la ville de Saint Etienne que je ne connaissais pas). J’aurais aimé suivre le travail de certains et les aider dans la mesure de mes modestes moyens à trouver leur voie … Voilà un regret … mais je suis très heureux de rester en contact avec quelques uns ! (Via Facebook entre autres, j’invite cordialement quiconque à m’y contacter)


Votre départ ayant semblé être précipité, avez vous eu la possibilité d'intégrer une nouvelle école ou une autre structure?

Mon départ n’a pas été précipité. J’avais un contrat d’un an. Il n’a juste pas été prolongé. Je dirige un workshop au sein d’un Master-Pro Multimedia à l’Université de Rennes2 et je dois reconduire l’expérience l’année prochaine. Nous avons intégralement conçu un dvd-rom que je trouve particulièrement réussi (je peux le dire sans me vanter puisque l’essentiel du boulot (et même 100% de la programmation) a été réalisé par les étudiants !) Ce dvd-rom permet de feuilleter les « Journaux intimes » de l’artiste Véra Molnar, dont je finalise en ce moment le Catalogue Raisonné et dont je vais diriger la publication des « Ecrits » (à paraître en avril 2009), le dvd-rom accompagnera ce livre.

Pour finir, j'aimerais vous interroger sur vos projets à venir ou vos perspectives professionnelles.

Je « candidate » à 2 postes de maître de Conférences en histoire de l’art mais les places sont chères… Alors en attendant un poste fixe (qui peut-être n’arrivera jamais) je visite des ateliers, j’écris des notices (Molnar pour Beaubourg) et des textes dans des catalogues (Benjamin Swaim à Morsang-sur-Orge) et je suis aussi en train de concocter deux propositions d’expos (en France et aux Etats-Unis). Pour tout dire, je m’ennuie assez vite à faire toujours la même chose, alors je vais essayer de continuer à multiplier les expériences et à m’enrichir au contact des artistes que je rencontre, comme me l’avait conseillé Charlotte Perriand que j’ai eu la chance d’interviewer il y a quelques années : « Il faut garder l’œil en éventail ».



Interview de Vincent Baby par mail.
Quentin Simonin.

Mai 68 : Pour ou Contre?




On accuse souvent les étudiants des beaux-arts de laxisme en terme d’engagement.
Je me propose ici de démontrer que si on ne les retrouve pas dans la rue, c’est qu’ils réfléchissent encore aux enjeux conceptuels d’une telle action.
Si les beaux-arts ne vont pas à l’actualité politique et culturelle, l’actualité ira aux beaux-arts.
Je me lance donc dans une campagne massive de sondage sur les étudiants de l’école, afin de révéler enfin leur conscience politique enfouie.

Cette semaine, on ne pouvait pas passer à coté : mai 2008 ou le mois le plus célèbre de l’année.

Mai 68 : pour ou contre ?

- Pour : 33% *
- Contre : 29% *
- Ne se prononce pas : 41% *


Actualité brûlante oblige, le sondage révèle une véritable scission au sein de l’école.
Entre nostalgiques d’une époque qu’ils n’ont pas connu et clairvoyants agacés par la propagande médiatique, la tension est grande.
Une chose est sûre, les étudiant des beaux-arts ont prouvés qu’ils étaient au cœur des débats publiques les plus houleux du moment, reste à résoudre une question : l’esprit de mai 68 est-il vraiment à la FNAC ?

*(chiffres non représentatifs de la réalité)


R.De Chiara